Association,  Ptits amis

Les p’tits amis n°6

Nous avons retrouvé les p’tits amis de Septmonts le samedi 26 mars pour une séance portant sur la période du conflit de 1914-1918. Nous avons accueilli Corentin qui nous a présenté une partie de l’équipement des soldats de la première guerre mondiale et Jérôme Buttet qui nous a fait découvrir des graffitis réalisés entre la fin du XIXème siècle et 1918 dans le village.

L’équipement des soldats

Corentin nous présente plusieurs objets qui faisaient parti du quotidien des soldats de la guerre 1914-1918 parmi lesquels :

  • Un casque allemand en acier (le Stahlhelm M 1916)
    • Sa forme longue et évasée à l’arrière permet de protéger la nuque.
    • Il comporte deux boulons sur les côtés qui permettent de maintenir une plaque de protection (en option).
    • Au début du conflit, les soldats allemands étaient équipés de casques à pointe. Ces casques en cuir, ne protégeaient plus suffisamment les soldats contre les explosions d’obus et les projections de toutes sortes.
  • Un casque français « Adrian » également en acier.
    • Sur le dessus se trouve un renfort appelé « cimier », il évite les déformation et assure ainsi une bonne protection.
    • Avant 1915, les soldats portaient un képi.
  • Une baïonnette à quillon et son fourreau (modèle français)
    • La baïonnette se fixe à l’extrémité du fusil mais peut aussi être utilisée seule.
    • Sa lame est en forme de croix ce qui en fait une arme très meurtrière avec des blessures difficiles à soigner.
    • Les baïonnettes allemandes avaient des lames plates sur leurs baïonnettes.
    • Le quillon est une sorte de crochet arrondi entre la poignée et la lame, il se prenait dans les barbelés et a été enlevé sur les modèles suivants.
  • Une gourde française qui présente deux goulots (l’un pour boire et l’autre pour téter).
  • Une gourde allemande à un seul goulot, plus petite.
  • Une pince coupe barbelés française.
  • Une pince coupe barbelés allemande.
  • Un pistolet lance fusée, il permet de lancer des fusées éclairantes qui descendait au moyen d’un petit parachute. Cela servait de signalisation ou d’éclairage pour repérer les lignes ennemies.
  • Une pelle allemande, elle permettait de creusait des tranchées mais pouvait aussi servir d’arme.

Quelques images et objets d’époque

Nous avons retrouvé des dessins de baraquements situé à Septmonts, réalisés par un illustrateur du conflit, M. Samanos. Ils sont conservés au musée des beaux-arts de Reims.

Il y a aussi une photographie du gonflement d’un ballon captif dans le parc du château, ce dispositif permettait l’observation des lignes ennemies.
Alain a présenté des photographies d’objets tels qu’ils se présentaient au début du XXème siècle, que nous utilisons encore aujourd’hui sous une forme plus moderne : balance, téléphone, machine à écrire, machine à coudre, casque, téléphone, automobile et le fromage La Vache qui rit (s’est développé pendant la guerre car ne nécessitait pas de réfrigérateur pour le conserver).

À la découverte des graffitis

Jérôme Buttet est professeur d’histoire-géographie et de français à Soissons. Il est responsable de l’inventaire des graffitis au sein de l’association Soissonnais 14-18 et a fait un master 2 de recherche à l’université de Reims.

Nous le suivons dans les rues du villages.

MIDDX
REG
1914

Cette inscription correspond à un régiment du Middlesex, ancien comté d’Angleterre. Il a libéré Septmonts en septembre 1914 et est resté un mois au village. La propriétaire du château s’est plaint que les chevaux des anglais avaient mangé ses rosiers.

Inscription au-dessus du portail de l’église (Date probablement du XVe siècle) :
DOMUS MEA
DOMUS ORATIONIS
Ma maison, la maison de l’orateur

Le 14 juillet 1915, le village a subit des bombardements qui ont fait beaucoup de dégâts. De nombreux militaires mais aussi des civils sont tués.

1915 gravé dans la pierre.

À Septmonts, on était à l’arrière du front. Cétait un lieu de cantonnement, de repos et de soin. La vie des soldats s’organisait au village. Les maisons réquisitionnées étaient numérotées et parfois une inscription indiquait le nombre d’hommes ou de chevaux que la maison pouvait accueillir. Certaines maisons étaient transformées en hôpitaux. L’armée dédommageait financièrement les propriétaires.

Nous poursuivons la recherche dans le château…

Nous trouvons aussi des graffitis datant de la seconde guerre mondiale

Certains sont plus anciens